L’hégémonie conquise par les droites italiennes à partir des années
1990 a imposé une relecture falsificatrice des antifascismes de
l’entre-deux-guerres, d’autant plus virulente que, à l’instar des
« valeurs de la Résistance » en France, « l’antifascisme » avait servi
de référent unificateur commode à l’ensemble du champ politique
depuis la Seconde guerre mondiale. L’une des opérations majeures
consiste à dépolitiser l’antifascisme en le détachant de tout
horizon anticapitaliste et à le circonscrire à une « parenthèse »
historique définitivement close. Or, ce que montre en particulier
l’analyse du mouvement laïque et non communiste Giustizia e
Libertà, c’est que l’antifascisme le plus actif est d’emblée conçu pas
seulement de manière défensive mais comme une lutte
perpétuelle pour l’émancipation de toutes les oppressions.
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