‘Neronian Philosophy’
by Jenny Bryan
forthcoming in E. Buckley and M. Dinter (eds.), The Blackwell Companion to Neronian Literature and Culture
« Nature et rôle du début du discours de Pothin dans le Bellum ciuile de Lucain (8.484-495) »
by Guillaume Flamerie de Lachapelle
publié dans: dans Lucain en débat. Actes du colloque de Bordeaux des 12, 13 et 14 juin 2008, edd. O. Devillers & S. Franchet d’Espèrey, Bordeaux [Ausonius], 2010, p. 323-335.
Le début du discours de Pothin présente un caractère insolite, car il s’apparente moins à l’exorde classique d’un... more
Le début du discours de Pothin présente un caractère insolite, car il s’apparente moins à l’exorde classique d’un discours délibératif qu’à une théorisation de la tyrannie. Il ne s’agit pas d’une tyrannie insensée, mais d’une politique apparemment fondée et modérée par la raison. En réalité, ces conceptions ne sont pas valables, car elles sapent les principes stoïciens en donnant parfois l’illusion de les respecter. En allant un peu plus loin, on peut voir dans l’influent Pothin un double négatif de Sénèque : outre le contenu, la situation même du discours évoque le De Clementia. Il ne faut cependant pas en conclure que le poète attaque son oncle à travers Pothin : bien au contraire, la faillite de sa politique conforte les principes exposés dans le De Clementia, qui se dessine alors comme le véritable modèle à suivre : un régime personnel est un bien pour l’État si le souverain applique une politique équilibrée et bienfaisante. Annoncer le danger d’un régime monarchique dépassant toute mesure serait donc l’un des objets de ce si surprenant exorde.
Annexe : traduction du passage étudié – parallèles avec la pensée de Sénèque.
« Le peuple dans le De Clementia »
by Guillaume Flamerie de Lachapelle
publié dans: L’Information littéraire 57(3), 2005, p. 15-22.
Le De Clementia, négligeant le problème des externi, s’intéresse à la seule clementia dirigée vers les ciues, et... more Le De Clementia, négligeant le problème des externi, s’intéresse à la seule clementia dirigée vers les ciues, et supprime tout intermédiaire entre ceux-ci et le princeps. Au lieu de constituer une communauté civique, le peuple de Rome y est souvent présenté comme une masse inepte composée de stulti, dépendant entièrement de la sapientia de l’empereur. Dans le même temps pourtant, le peuple participe aussi à la diffusion et au maintien de la clementia. Les relations entre le prince et le peuple sont donc plus complexes qu’il n’y paraît d’abord, et le monarque doit dépasser la tension fondamentale à laquelle il se trouve confronté : il est apparemment placé à la tête d’un ensemble indistinct, alors qu’il s’agit en réalité d’une multitude de consciences individuelles. Sénèque lui-même présente cette réalité sous un jour ou sous un autre, selon les besoins de son argumentation : le premier livre du traité insiste sur le rapport du souverain au peuple pris dans son ensemble, alors que le second souligne la nature individuelle de la relation.
« Trois traits négatifs de la misericordia dans le second livre du De Clementia de Sénèque »
by Guillaume Flamerie de Lachapelle
publié dans: Les Études Classiques 74(4), 2006, p. 309-318.
Dans Clem., II, 5-6, Sénèque insiste, plus encore que la tradition stoïcienne, sur les travers de la misericordia. Il... more Dans Clem., II, 5-6, Sénèque insiste, plus encore que la tradition stoïcienne, sur les travers de la misericordia. Il la sépare radicalement de l’attitude honorable en niant qu’elle puisse naître du spectacle que constitue la peine subie par les seules gens qui ne la méritent pas, en refusant d’admettre que le sage peut verser des larmes devant ce spectacle, en l’associant, non plus seulement à l’aegritudo, mais aussi à une forme de metus qui empêche un élan généreux vers autrui. Cet absolu rejet de la misericordia met en valeur la clementia et rend plus nette sa démonstration à l’intention de ceux qui, comme peut-être Néron lui-même, risquent de confondre les deux notions.
« Encore et toujours la date du De Clementia »
by Guillaume Flamerie de Lachapelle
publié dans: Euphrosyne 36, 2008, p. 299-308.
Malgré plusieurs hypothèses récentes visant à situer le De Clementia de Sénèque en 54 ou au début de 55 p.C., la... more Malgré plusieurs hypothèses récentes visant à situer le De Clementia de Sénèque en 54 ou au début de 55 p.C., la datation traditionnelle de déc. 55-déc. 56 doit être maintenue : cette position s’appuie à la fois sur l’établissement du texte de Clem., I, 9, 1 et sur la signification générale du traité, qui promeut manifestement une monarchie absolue, tandis que Sénèque, dans les premiers mois du Principat néronien, défendait des principes de gouvernement d’inspiration augustéenne.
« La légitimité du pouvoir dans le Pro Marcello de Cicéron et dans le livre I du De Clementia de Sénèque »
by Guillaume Flamerie de Lachapelle
publié dans: Pouvoirs des hommes, pouvoir des mots, des Gracques à Trajan. Mélanges en l’honneur du professeur Paul Marius Martin, edd. O. Devillers & J. Meyers, Paris-Louvain [Peeters], 2009, p. 91-100.
Le Pro Marcello et le De Clementia présentent une légitimation fonctionnelle identique du pouvoir personnel, fondée... more Le Pro Marcello et le De Clementia présentent une légitimation fonctionnelle identique du pouvoir personnel, fondée sur les vertus du chef d’État et non sur des données institutionnelles. À cet égard, le critère définitoire du tyran est identique dans le Pro Rege Deiotaro et dans le De Clementia : l’absence de clementia. Sénèque donne au fond l’impression de revenir à la conception cicéronienne, en passant sous silence les principes de légitimité qu’Auguste avait mis en place : mandat conféré par le Sénat, soumission aux lois, désignation par le princeps de son successeur. Par ailleurs, nos deux auteurs se refusent à attribuer aux dieux la source du pouvoir, ce qui les éloigne d’un modèle hellénistique connu à Rome et appelé à se développer par la suite. Une différence subsiste pourtant entre Cicéron et Sénèque : alors que le premier juge qu’un pouvoir illimité, en contradiction avec la nature profonde de la res publica, est source de faiblesse, Sénèque estime que les communautés humaines requièrent une monarchie absolue. Cette divergence reflète certes une évolution réelle dans l’organisation politique au cours du siècle qui sépare les deux œuvres, mais l’insistance avec laquelle Sénèque la signale procède peut-être aussi d’un désir de rassurer Néron : sa clémence ne saurait l’exposer à la fin tragique de César.
« La clementia chez Sénèque, de la Consolation à Polybe au De Clementia : permanence et évolution »
by Guillaume Flamerie de Lachapelle
publié dans: Latomus 68(4), 2009, p. 959-971.
La Consolation à Polybe et le De Clementia concordent largement sur la place de la clementia dans l’image du prince... more
La Consolation à Polybe et le De Clementia concordent largement sur la place de la clementia dans l’image du prince idéal et dans ses devoirs envers ses sujets. Il existe pourtant, dans deux domaines importants, des écarts notables. D’un point de vue théorique, le De Clementia résout un problème laissé sans réelle réponse satisfaisante par la Consolation : celui des rapports précis qu’il convient d’établir entre la clementia et la iustitia. Sur le plan politique, à une clementia conjointement exercée par le prince et le Sénat a succédé une clementia vue comme l’apanage du seul princeps.
Ces nuances procèdent sans doute, pour une bonne part, des différences de perspective existant nécessairement entre deux œuvres qui ne relèvent pas du même genre littéraire, et qui s’adressent à deux empereurs aux conceptions parfois antagonistes en termes de vision du pouvoir, mais elles tiennent certainement aussi à l’évolution de la pensée de Sénèque, et peut-être même à son expérience intime.
« Sénèque et le problème philosophique de la victoire »
by Guillaume Flamerie de Lachapelle
publié dans: L'Antiquité classique 79, 2010, p. 287-295.
Pour Sénèque, la victoire, fruit du hasard et de la fortune, ne saurait être un bien ; elle est un indifférent,... more Pour Sénèque, la victoire, fruit du hasard et de la fortune, ne saurait être un bien ; elle est un indifférent, puisqu’elle ne préjuge pas du bonheur ni de la valeur morale du vainqueur et du vaincu. Bien qu’elle soit apparemment préférable à la défaite, elle prend parfois, de façon quelque peu paradoxale, un tour inquiétant, dans la mesure où elle corrompt le vainqueur, alors que le vaincu peut trouver matière, dans l’adversité, à révéler sa uirtus. Dans le pire des cas, elle couronne directement la vilenie du vainqueur, qui doit son succès à ses vices. Pour toutes ces raisons, Sénèque se situe à l’opposé de la conception idéologique du Principat faisant de la Victoria le corollaire des vertus charismatiques de celui qui la remporte.
« Clementia. Étude de vocabulaire (à propos de Sen., Clem., II, 3, 1) »
by Guillaume Flamerie de Lachapelle
publié dans: Revue des Études Anciennes 113(1), 2011, p. 145-163.
L’article examine les différents degrés de signification des mots de la famille de clementia, à partir de la... more L’article examine les différents degrés de signification des mots de la famille de clementia, à partir de la définition qu’en donne Sénèque, De Clementia, II, 3, 2 : Clementia est […] lenitas superioris aduersus inferiorem in constituendis poenis. Une telle définition est restrictive ; il arrive que les mots (in)clemens, (in)clementer, (in)clementia ne recouvrent qu’une partie des éléments constitutifs de cette définition (douceur / dans relation interpersonnelle / dans une relation supérieur-inférieur / en réparation d’une faute commise).
« Clementia et raison d’État : l’idéal monarchique dans les Troyennes de Sénèque »
by Guillaume Flamerie de Lachapelle
publié dans: Classica et Mediaevalia 62, 2011, p. 169-184.
Dans les Troyennes de Sénèque, le bon roi, conformément à la définition qu’on trouve dans le De Ira ou dans le De... more Dans les Troyennes de Sénèque, le bon roi, conformément à la définition qu’on trouve dans le De Ira ou dans le De Clementia, est incarné successivement par deux personnages : d’une part, Agamemnon, qui promeut la clementia contre la dureté de Pyrrhus ; d’autre part, Ulysse, qui défend la seueritas contre la miseratio d’Andromaque. La douceur et la raison d’État sont les deux paramètres essentiels que le bon dirigeant doit envisager au moment de prendre une décision importante.
Epistolography (Blackwell Companion to Ancient Sexuality)
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Lavorare concretamente su Cicerone e Seneca: i siti Tulliana e Senecana e un po’ di filologia digitale, in E-latin…o? Sì, no, forse… Un viaggio tra gli strumenti e i percorsi della didattica multimediale e della formazione a distanza dedicati al latino, «Il Quaderno di Latino» 3 (ISSN 1828 - 4582), «Nuova Secondaria» 2011, http://nuovasecondaria.lascuolaconvoi.it/index.php , pp. 12-18
Come forma di conclusione del tutto provvisoria, credo si possa dire che Tulliana è, come Senecana, un esempio di... more Come forma di conclusione del tutto provvisoria, credo si possa dire che Tulliana è, come Senecana, un esempio di progetto informatico con efficaci ricadute didattiche, ottenute partendo da basi di finanziamento molto limitate e grazie al libero concorso volontario di vari collaboratori in tutto il mondo. In tutti e due i casi, la forma stessa del sito e la logica sottesa alla presentazione dei dati richiedono una partecipazione attiva del docente: sta a lui cogliere che questa caratteristica, apparentemente poco allettante, rispetto ad altri siti più comodi e pieni di contenuti “precotti” e pronti all’uso, costituisce invece una formidabile opportunità di aggiornamento per lui e di crescita per i suoi studenti, nell’ottica della sinergia tra competenze informatiche, linguistiche e storico-letterarie.
“Books Will Speak Plain When Counsellors Blanch”: Reading as Consolation in Seneca
by Liz Gloyn
Given at the 2012 Classical Association Conference, Exeter.
Seneca’s deployment of reading as a consolatory strategy reveals several previously unexplored facts about his... more
Seneca’s deployment of reading as a consolatory strategy reveals several previously unexplored facts about his approach to consolation and to reading. Although he ostensibly recommends a different kind of reading in each consolatio, he suggests that literature can offer an intellectual comfort to a suffering mind, regardless of what type of work is being read. He also views reading as an active process which spurs the reader to independent action and reflection, not a passive process in which the reader merely absorbs comfort from the text they read.
In his consolation to Polybius, Claudius’ imperial freedman, Seneca recommends that he returns to his books and offers various potential literary projects that he might undertake, such as a biography of Claudius and of the brother that Polybius mourns. Claudius’ biography is recommended as particularly suitable because Polybius’ mind will be diverted from its own internal struggles by handling such serious and austere subject matter (8.4). In his consolation to his mother Helvia, Seneca suggests philosophical study as her most appropriate recourse. It will provide long-lasting protection from the whims of Fortune, as opposed to the mere distractions of examining her estate accounts (17.2-5) – in this case, literary pursuits trump maths for consolatory purposes.
Whether Seneca believes his addressee should be reading literature or philosophy, he clearly thinks that the process of reading plays an important and underappreciated part in the consolatory process. Properly directed reading transforms a person’s mental state, helping them move beyond grief and into emotional equilibrium. Seneca sees reading not just as a simple distraction from grief, but as a dynamic way of providing comfort and restoring intellectual balance to his addressees.
Seneca, Scipione e l'ombra di Cicerone: a proposito dell'epistola 86.
published in Prometheus, 38, 2012.
The article proposes a reading of the epistle 86 by Seneca, which highlights a ciceronian literary background. In... more The article proposes a reading of the epistle 86 by Seneca, which highlights a ciceronian literary background. In particular, the narrative incipit seems to get inspiration from a passage of De Senectute, while in the figure of Scipio Africanus, main character of the epistle and portrayed as the philosopher's alter ego, it's possible to trace echoes from the famous Somnium Scipionis.

