A Doctrine for the Hemisphere
by David Cohen
The War of 1812 was more about the expansion of the United States into Canada and Florida than it was about freedom of... more The War of 1812 was more about the expansion of the United States into Canada and Florida than it was about freedom of the seas. The main support for the war came from the frontier regions in the West rather than the maritime region in New England. Vageries in the boundaries of the Louisiana Purchase led to the United States annexed West and East Florida and arranging for a joint occupation of the Oregon Territory. Meanwhile in Latin America, Napoleon's invasion of Spain and placing his brother on the Spanish throne provided the opportunity for the Spanish colonies in Latin America to declare their independence. The paper compares Simon Bolivar to George Washington and Napoleon, all three military leaders, but with different views about government. Finally, the paper views the Monroe doctrine in terms of what William Appleman Williams termed "imperial anticolonialism."
Droit pénal et états d’exception. Entretien avec Anne Simonin
Published in "Tracés. Revue de Sciences humaines", 20 (2011)
This interview with French historian Anne Simonin (CNRS) explores the history of French jurisdictions of exception... more This interview with French historian Anne Simonin (CNRS) explores the history of French jurisdictions of exception from the Revolution to the French Liberation.
Sylvain Maréchal, le donne, una donna
in S. Levati, M. Meriggi (eds), Con la ragione e col cuore. Studi dedicati a Carlo Capra, Milano, Franco Angeli, 2008
Sylvain Maréchal (1750-1803), a late 18th century materialist, a revolutionary journalist and one of Gracchus Babeuf’s... more Sylvain Maréchal (1750-1803), a late 18th century materialist, a revolutionary journalist and one of Gracchus Babeuf’s companions in the Conspiracy of Equals, was a representative of a patriarchal vision that was so extreme as to appear provocative. In other words, he was radically egalitarian, but only as long as women, or their inclusion in the public sphere, were not concerned. Recent scholars have considered his late pamphlet Projet d’une loi portant défense d’apprendre à lire aux femmes (1801) as the actual symbol of revolutionary anti-feminism. One of the chief polemical replies to this pamphlet was the work of Marie-Armande Gacon-Dufour, a friend and, most importantly, an intellectual partner of Marechal’s, who was an habitual visitor at his home, where he lived with his wife and other family members. After his death, she wrote his biography in his own cabinet, to feel his presence. Here we begin to trace the exchange between Sylvain and Marie-Armande, who emerges as an intellectual in her own right and in many ways a continuator of his ideas. This relationship is contextualized both through a consideration of earlier positions Maréchal took on women’s education and emancipation before or during the Revolution, and a critical account of the historiography calling attention in the last decades to the issue of the vision of woman in the French revolutionaries or Maréchal in particular (J. Landes, L. Hunt, G. Fraisse, F. Aubert).
''Rivale del teatro di atene''. I rivoluzionari francesi e l''arte drammatica
published in “Rivista storica italiana”, 1, 1998
Liberté d’expression et censure sous la Révolution française : le cas du théâtre
in A. Grześkowiak-Krwawicz e I. Zatorska (a cura di), Liberté : Héritage du passé ou idée des Lumières ?, Cracovia-Varsavia, Collegium Columbinum, 2003
Providence for the Revolutionary People
in G.M. Schwab, J.R. Jeanneney (eds), The French Revolution of 1789 and Its Impact, Westport, Greenwood Press, 1995
"Thomas Paine amidst the Early Feminists"
Submitted to The Political Writings of Thomas Paine, eds. Ian Shapiro and Jane Calvert (under contract, Yale Press).
Paine—like many male radicals of the late Enlightenment—was neither a steady nor consistently direct advocate of the... more
Paine—like many male radicals of the late Enlightenment—was neither a steady nor consistently direct advocate of the rights of women, particularly women’s equal civil and political rights with men. In this way, he was no different from William Godwin in London, Bishop Talleyrand in Paris, or Charles Brockden Brown in America. Early in his career, from Common Sense (1776) to Rights of Man, Part I (1791), Paine was silent on the issue of women’s rights, and sometimes slipped into using derogatory, patriarchal language to describe women’s inequality with men. The shift from the republican-based discourse of Common Sense and the Crisis series (1776-1783) to the rights-based language of Rights of Man, Part I, seems to have pushed Paine toward a deeper philosophical consideration of women’s possession of the same natural rights as men. Much of what Paine argued in the later part of his career, especially in the second part of Rights of Man, Part II (1792) and Agrarian Justice (1797), either explicitly or implicitly endorses women’s equal rights with men, especially welfare rights but also political rights such as suffrage.
Keywords: Thomas Paine, women's rights, political theory, republicanism, liberalism, feminism
Ricomporre la coppia pubblico/privato. Le collezioni parigine di storia naturale tra Antico Regime e Rivoluzione
dans Benedetta Borello, dir., Pubblico e pubblici di Antico regime, Pisa, Pacini Editore, Ricerca, 2009, pp. 125-142.
De quoi parle-t-on au juste lorsque l’on dit d’une collection qu’elle est privée ou publique ? Pour interroger ces... more De quoi parle-t-on au juste lorsque l’on dit d’une collection qu’elle est privée ou publique ? Pour interroger ces notions au moment de leur reconfiguration révolutionnaire, on se propose de partir du cas des collections naturalistes parisiennes. Il faudrait reconsidérer le couple privé/public en dissociant la question de la propriété des cabinets de celle de l’accès aux collections. Sur la propriété : lors de l’épisode des confiscations, on assiste à la nationalisation de nombreuses collections particulières et institutionnelles. Le nombre de cabinets passe d’une cinquantaine à moins de trente souvent localisés près du Muséum. Leur contenu se spécialise et le milieu des collectionneurs se professionnalise. Sur la question de l’accès : la période jacobine réaffirme le principe d’un accès libre aux collections nationales, manière de mettre en cohérence les deux acceptions du terme « public ». Pourtant, les horaires d’ouverture du Cabinet du roi devenu national n’ont guère augmenté entre 1787 et 1798. Dès le Directoire, on voit aussi apparaître des restrictions : mise en place d’un double accès distinguant curieux et étudiants, typique des institutions muséales de rang national ; élaboration d’un règlement qui fait des visiteurs de simples spectateurs ; privatisation de fait de l’accès à certaines collections nationales par les professeurs-administrateurs qui en ont la charge. Ainsi, d’une manière qui peut sembler paradoxale si l’on s’en tient au discours de la démocratisation du savoir, l’histoire naturelle est entre des mains moins nombreuses et moins diversifiées au sortir de la Révolution qu’à la fin de l’Ancien Régime. Cette distinction entre propriété et accès permet de redistribuer l’opposition entre cabinets publics et privés et peut être appliquée à d’autres lieux de savoir, On pense, par exemple, à la bibliothèque de Paulmy à l’Arsenal dont la nationalisation en 1792 ne s’est pas traduite immédiatement par la démocratisation de son accès, bien au contraire.
La République naturaliste: les collections françaises d'histoire naturelle sous la Révolution. 1789-1804
Doctorat de l’Institut Universitaire Européen de Florence sous la direction d’Antonella Romano (direction) et de Marie-Noëlle Bourguet (supervision externe), soutenu le 13 octobre 2010.
Jury: A. Romano (IUE), M.-N. Bourguet (Université Paris Diderot, Paris), L. Daston (Institut Max Planck, Berlin, présidente), J.-L. Chappey (Université Panthéon-Sorbonne, Paris), et S. Smith (IUE).
Prix de la meilleure thèse de la Société française d’Histoire des Sciences et des Techniques, 2011.
Un livre en sera tiré et publié dans la collection Archives du Muséum national d'Histoire naturelle.
Parlant de la métamorphose du Jardin du Roi en Muséum national d’histoire naturelle, Charles C. Gillispie y voyait la... more Parlant de la métamorphose du Jardin du Roi en Muséum national d’histoire naturelle, Charles C. Gillispie y voyait la « Révolution en microcosme botanique ». Soit un objet d’histoire de la culture et des sciences traversé par l'événement monstre. Les années 1789-1804 sont un moment exceptionnel dans la constitution des collections françaises d’histoire naturelle. Cette période est marquée par une intense circulation de spécimens : les spécimens récoltés, confisqués, échangés ou achetés convergent vers le Muséum d’histoire naturelle tandis qu’une partie des doubles des collections nationales est envoyée dans les départements. Dans ces mouvements de grande ampleur, les confiscations des cabinets aristocratiques, ecclésiastiques et étrangers ainsi que les envois aux Écoles centrales jouent un rôle essentiel. Le Muséum apparaît alors comme le centre autour duquel s’organise le rassemblement puis la dispersion des spécimens. Au passage, Paris devient pour un temps la capitale incontestée de l'histoire naturelle en Europe. Il s’agit alors d’étudier ce qui se joue dans le transfert des collections des anciens cabinets vers le Muséum parisien puis de celui-ci vers les nouveaux musées départementaux. L’attention est tout particulièrement portée sur les proximités de ces collections scientifiques avec celles d’œuvres d’art au moment de la naissance de la notion de patrimoine et sur le sens et les finalités de la répartition des objets entre les différentes institutions parisiennes, entre le Muséum et les cabinets départementaux et à l’intérieur même du Muséum entre ses différentes galeries.
Les Amours de Mars et Flore aux cabinets. Les confiscations naturalistes en Europe septentrionale 1794-1795
Annales historiques de la Révolution française, 2009, n° 4, pp. 71-92.
En 1794 et 1795, suivant le parcours des armées révolutionnaires, des commissions sont envoyées en Europe... more En 1794 et 1795, suivant le parcours des armées révolutionnaires, des commissions sont envoyées en Europe septentrionale pour y confisquer livres, œuvres d’art et objets scientifiques. Les confiscations naturalistes sont justifiées par trois discours, souvent mêlés : le discours du tribut légitime qui prend pour référence le modèle martial romain ; le discours physiocratique de « l’amélioration » agricole qui trouve en Thouin un porte-parole éloquent bien que tardif ; le discours républicain qui amalgame des traditions anciennes comme l’anticléricalisme et des thématiques diffuses comme la question pédagogique. Les saisies visent les ennemis idéologiques (souverains, émigrés et clercs), exactement comme en France à partir de 1792. Il faut ici relativiser aussi bien la rupture de Thermidor que la coupure entre le dedans et le dehors de la République. Si certaines collections échappent aux commissaires, ceux-ci emportent en France environ 300 caisses dont environ 200 de l'ancien cabinet du Stathouder. Selon leur rareté, les spécimens saisis sont tantôt destinés au Muséum national ou aux futures Écoles centrales ou bien revendus au profit du Trésor. Les objets communs doivent servir d’auxiliaires pédagogiques dans les futures Écoles centrales. Les plus rares doivent compléter les séries des collections nationales. Du discours de la réunion des espèces, on glisse à celui du rassemblement des espaces au Muséum, pensé sous ces deux aspects comme un « abrégé du monde » naturel.
Les Commissions pour la recherche des objets d'art et de sciences en Belgique, Allemagne, Hollande et Italie. 1794-1797: des voyages naturalistes?
dans Nicolas Bourguinat et Sylvain Venayre, Voyager en Europe de Humboldt à Stendhal. Contraintes nationales et tentations cosmopolites. 1790-1840, Paris, Éditions Nouveau Monde, 2007, pp. 21-40.
Entre 1794 et 1797, les missions de confiscation en Europe septentrionale (1794/5) et en Italie (1796/7) prennent... more Entre 1794 et 1797, les missions de confiscation en Europe septentrionale (1794/5) et en Italie (1796/7) prennent paradoxalement l’allure de voyages naturalistes. On demande aux commissaires, dirigés par le jardinier du Muséum André Thouin, de transporter à Paris les collections saisies mais aussi de rapporter des informations relatives aux mœurs et à l'économie des pays visités. Les notes de voyage de Thouin, éditées tardivement par son gendre, comme les rapports officiels envoyés aux commissions révolutionnaires font une place importante aux observations rurales et aux sociabilités urbaines. Dans les campagnes, les commissaires herborisent et multiplient les observations : coup d’œil aux paysages qui amène Thouin à opposer le modèle agricole hollandais au contre-modèle romain ; examen, parfois à la loupe, des productions naturelles, notamment de la terre d’ombre de Cologne, ce qui ouvre une controverse savante sur sa nature et son origine ; espionnage des méthodes agricoles et des procédés industriels. Dans les villes, les commissaires confisquent des collections et entretiennent leurs relations savantes et mondaines. Ils sont étonnamment bien accueillis par les savants étrangers, ce qui tient à l'ancienneté des réseaux naturalistes fondés sur l’échange de spécimens, à l’opportunisme de quelques-uns et aux opinions libérales et pro-révolutionnaires de beaucoup. Les rencontres alternent échanges savants, monstrations de cabinets et démonstrations expérimentales. Villes et campagnes sont ainsi le lieu de pratiques sociales et savantes très différenciées.
Notes for a History of the Political (Capital Events and Bodies Politic in the French Revolution)
published in Telos, special issue on Carl Schmitt and the event
Joseph de Maistre: L'homme à contre-temps
Exposé fait en troisième année portant sur la doctrine sociale de Joseph de Maistre.
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