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Seen by:Critique des conditions de la durabilité: application aux indices de développement durable
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Nous espérons ne plus jamais devoir démontrer que la théorie néoclassique est intrinsèquement incapable de s’occuper du développement durable , voire qu’en tant qu’utopie, elle mène au contraire du développement durable.
Les instruments dits «économiques» deviennent dès lors suspects. Ils sont seulement utiles dans le cadre d’une société de marché elle-même non durable. Ils permettent de s’illusionner sur les possibilités de maintenir un niveau de vie basé sur le gaspillage des ressources, et le pillage systématique des laissés pour compte ou de leur environnement.
La théorie néoclassique résiste tellement peu aux évidences, aux raisonnements et à l’éthique que l’on peut se demander si sa popularité dans le monde «moderne » ne résulte pas d’une forme d’aliénation des esprits, encouragé sans doute par le mirage de la société de consommation, ses publicités et ses médias, voire, par la propagande cynique de ceux à qui elle profite le plus.
Sur le plan théorique, comme le néoclassicisme est démoli de l’intérieur comme de l’extérieur, des «théories économiques alternatives» voient timidement le jour. Certaines d’entre elles (Sen) oublient le caractère social de l’être humain, d’autres (Chine ) oublient son caractère égoïste.
Nous nous sommes inscrits dans un mouvement de critique de la science elle-même, de son ethnocentrisme dès lors qu’il s’agit de définir un projet, le «développement durable », pour l’ensemble de l’humanité. Refuser d’entendre Maudo, ce petit paysan fier de ses valeurs au fin fonds de la brousse bissau-guinéenne, ne serait-ce pas oublier une part importante du savoir?
Poussés par de simples chasseurs-cueilleurs «pauvres et déconnectés», des anthropologues, malgré leur étiquette de conservateurs «culturalistes», pointent le bout du nez pour proposer une théorie de la réciprocité , et voilà que des psychologues y trouvent un fondement essentiel des comportements de l’homo economicus en personne.
A partir d’une théorie des externalités, nous avons pu suggérer que la prise en compte d’un horizon lointain, autrement dit la prise en compte du «plus que soi», de l’autre au sens large, avait un coût très important: le coût que les hommes sont prêts à payer pour vivre en société. Le coût de la réciprocité . Le coût que nous payons chaque jour et qui a mené notre espèce à passer les mailles de l’évolution , et qui nous donne, ensemble, une satisfaction certaine.
Une fois modélisées, les externalités ne prennent-elles pas, comme la réciprocité , la forme des relations tant recherchées dans les théories du développement durable , mais sur lesquelles peu de gens ont réussi jusqu’à présent à travailler? On lit en effet souvent «qu’il manque le lien» entre les différentes dimensions du développement durable, mais en pratique, tout le monde continue à travailler sur chaque dimension séparément, comme dans le cadre de la recherche d’indicateurs. Or, ce lien ne serait-il pas l’essence principale du développement durable, tout comme la relation est l’essence principale (avec l’ego), du comportement humain?
Les indicateurs sont aux modèles de développement durable ce que la parole est à la réciprocité : c’est là que réside en partie le lien. C’est notamment autour des indicateurs que les hommes (et les ordinateurs) se rassemblent également pour penser, décider, échanger, s’harmoniser, définir un chemin commun pour l’humanité, avec le support de réseaux de plus en plus étendus, mondialisés ou presque (il y manque encore nos paysans pauvres et déconnectés). Chaque groupe de travail a ainsi, dans son coin, défini qui des jeux d’indicateurs, qui des indices synthétiques plus ou moins pondérés.
Il est possible de concevoir un modèle qui mette en évidence les relations entre entités a priori fort différentes. L’exemple vient d’une part des «comptables nationaux» eux-mêmes, d’autre part des écologues. Ces tentatives ne couvrent pas encore toutes les dimensions, mais l’approche qu’ils proposent est potentiellement généralisable.
A ce point du travail, il reste de nombreuses voies à creuser.
L’analyse multicritère (Faucheux, Vincke) pourrait s’appliquer aux comptes satellites développés dans la comptabilité nationale et apporter un support sous forme de «lien politique » entre dimensions «inconciliables». Des indices implicites résultats de sorte «d’arbres de décision » (Faucheux et Noël) pourraient peut-être prendre la place de pondérations figées utilisées actuellement? Ce sont des facteurs limitants qui donneraient alors le verdict de durabilité pour chaque pays (par exemple, dépasser une norme environnementale entraîne la non durabilité). On peut imaginer des indicateurs se concentrant non plus sur les relations, mais sur les «victimes» (quels sont les «sacrifiés» de chaque système), la limitation des dégâts étant une contrainte de durabilité, le développement étant ensuite libre sous ces contraintes (c’est implicitement le modèle de libéralisme bridé utilisé dans la gestion des affaires publiques en Belgique ou en Chine , sauf que les normes seraient beaucoup plus axées sur la durabilité globale). La diminution de «l’empreinte sociale» serait alors une priorité non seulement politique mais également une voie «rationnelle»: un développement basé sur l’exploitation (de l’homme ou de l’environnement) ne peut pas être «durable». On peut aussi se demander quels éléments de cultures sont porteuses ou non de durabilité. Enfin, au delà des indicateurs «statiques» eux-mêmes, il faudrait retomber sur les étapes à accomplir pour tendre vers le développement durable : que faire en pratique? quel est le chemin du développement durable suivant l’état initial de chaque pays?
Innovative Urban Finance Instruments Analyzed through the Role of Externalities, Incentives and Collective Action.
Co-authored with Kai van Hasselt
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Seen by:'Do Educational institutes always exert positive externality?’, Asia Annual 2007: Envisaging Regions
Essay, Ed. H. S. Vasudevan and Anita Sengupta. Manohar Publishers, 2008. pp. 191-208.
Externalities in the games over electrical power transmission networks
by László Kóczy
An electrical transmission network consists of producers, consumers and the power lines connecting them. We build an... more An electrical transmission network consists of producers, consumers and the power lines connecting them. We build an ideal (lossless) DC load ow model as a cooperative game over a graph with the producers and consumers located at the nodes, each described by a maximum supply or desired demand and the power lines represented by the edges, each with a given power transmission capacity and admittance value describing its ability to transmit electricity. Today's transmission networks are highly interconnected, but organisationally partitioned into several subnetworks, the so-called bal- ancing groups with balanced production and consumption. We study the game of balancing group formation and show that the game contains widespread externalities that can be both negative and positive. We study the stability of the transportation network using the recur- sive core. While the game is clearly cohesive, we demonstrate that it is not necessarily superadditive. We argue that subadditivity may be a barrier to achieve full cooperation. Finally the model is extended to allow for the extension of the underlying transmission network.
Social Networks: Digital and social reality in IB
Abstract – Social Networks: Digital and social reality
Social networks have become an unavoidable part of... more
Abstract – Social Networks: Digital and social reality
Social networks have become an unavoidable part of our reality. The growth in popularity of these networks has been exponential ever since the advent of Myspace, Facebook and other similar tools. It is argued that the technological developments underpinning these networks were not fundamentally specific or special. The fact was that such simple solutions revolutionsied the way people communicated both at the personal, social and business levels. The next change materialised by the creation of other supporting technologies such as Google Translator which in turn created an opportunity for people as well as businesses across the world to overcome the first hurdle in communication, i.e., the language. With the new revolution in digital mobile technologies the extent of networking has gone even further. The growing number of Applications that are written everyday are chaining the face of communication and networking in a deeper manner.
This paper provides an insight into the recent changes in the social networking and their entry into another revolutionary phase as combined with mobile telephone technologies. It is shown that the use of mobile phone Apps is taking the concept of communication into another level. Recent social upturns in Iran, Egypt, Libya have vastly benefitted from the presence of social network facilities such as Twitter and Facebook.
By analysing some of emerging patterns in social networking as a means of communication among individuals as well as the business community we will demonstrate how the digital world is changing the real world.
