La mediatización de la realidad en la obra teatral colombiana “El deber de Fenster”
Publicado en la Revista Entornos de la Universidad Surcolombiana
Número 24, septiembre de 2011, pp. 303-307. ISSN: 0124-7905.
El teatro se distingue por su forma de representación inmediata, instantánea y efímera. Sin embargo, la tecnología... more El teatro se distingue por su forma de representación inmediata, instantánea y efímera. Sin embargo, la tecnología actual ha renovado algunos sistemas de códigos presentes en la escenificación, especialmente los relacionados con el espacio teatral. Mediatizaciones como la trasmisión de segmentos videograbados o la proyección de imágenes digitales modifican la experiencia teatral y la aproximan a la complejidad sígnica de otros espectáculos. El presente trabajo incluye una descripción de las mediatizaciones utilizadas en el montaje teatral colombiano “El deber de Fenster” (Bogotá, 2010) para precisar sus efectos dramáticos y valorar su aportación a la tradicional escenificación teatral.
Metatheatre(s) in Tom Stoppard’s „Rosencrantz and Guildenstern are Dead”, „The Real Inspector Hound” and Harold Pinter’s „The Lover”
Published in the collection of essays, "Friendly Metaphors. Essays on Linguistics, Literature and Culture in Honour of Aleksander Szwedek." Ewa Wełnic and Jacek Fisiak (eds.). Frankfurt am Main: Peter Lang 2008, pp. 87-97.
Postać w postaci w „Kochanku” Harolda Pintera
An article on metatheatrical structure of Harold Pinter's"The Lover" in a collection of papers on discourse, character and gender (in Polish): Dyskurs, postać, gender, pod red. W. Balucha, M. Radkiewicz, A. Skolasińskiej, J. Zając, Księgarnia Akademicka, Kraków 2002, p. 235-253.
Passion, Morality, and Thesis: Dramatic Genres in Edward Bond’s “Passion”
Article published in the collection "Studies in English Drama and Poetry." Joanna Kazik (ed.). Vol. 1. Łódź: Wydawnictwo Uniwersytetu Łódzkiego 2007, pp. 209-218.
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Seen by:Utopie et pathologie : le théâtre contemporain à la conquête l’« espace mental » - F. Volchitza Cabrini, Sarah Kane, Martin Crimp, Gildas Milin
Published on Agôn, revue des arts de la scène (ENS Lyon)
Dossier n°3: Utopies de la scène, scènes de l'utopie
"Représenter l'utopie sur les scènes"
20 January 2011 on Agon.ens-lyon.fr
Language: French
La question de l’utopie est appréhendée de façon critique dans les textes dramatiques que nous abordons ici. Tout en... more La question de l’utopie est appréhendée de façon critique dans les textes dramatiques que nous abordons ici. Tout en s’inscrivant dans des perspectives différentes, les pièces contemporaines des Britanniques Martin Crimp (Atteintes à sa vie, Face au Mur) et Sarah Kane (Purifiés, Manque, 4.48 Psychose), celles du Français Gildas Milin (Anthropozoo, L’Homme de Février) et de l’Italienne Francesca Volchitza Cabrini (Si tu me regardes, j’existe) renouvellent l’angle d’approche de l’utopie sur la scène européenne en interrogeant les ressorts des pathologies qui peuvent découler des utopies collectives ou individuelles que notre époque voit apparaître. Ecrites entre 1997 et 2008, ces pièces nous offrent, par-delà leurs divergences, des tableaux ou des discours utopiques qui donnent lieu à des situations pathologiques, ou bien inversement réfléchissent des situations pathologiques favorisant des projections utopiques. Sans constituer pour autant des dystopies, elles pointent du doigt notamment les pathologies mentales qui se développent chez le sujet contemporain, soit en les dénonçant derrière l’affirmation satirique d’apparences sociales heureuses et prospères (l’harmonie de façade dans les comédies de menace de Crimp), soit en exposant la tragédie d’idéaux fantasmés et hors d’atteinte dans un cadre explicitement pathologique (la psychose chez Kane, l’anorexie chez Cabrini), soit encore en proposant d’investiguer « la part d’incertitude, de chaos, d’aléatoire que la science accepte aujourd’hui pour décrire au mieux la créativité de la nature » à travers des visions futuristes techno-scientifiques du monde qui se révèlent profondément ambivalentes (Milin). Il s’agit avant tout de travailler une écriture réflexive qui « soulève des questions essentielles sur le monde dans lequel nous vivons » (Martin Crimp) dans des registres allant du satirique au tragique en passant par une vraie poésie du langage. Au final, le rapport ironique de ces pièces à l’utopie reflète essentiellement l’angoisse sous-jacente, caractéristique de notre époque, qui est aussi bien la source que le produit des projections mentales et des fantasmes pathologiques qui constituent le motif central de ces textes pour la scène.
Theatre and Psychoanalysis, or Jung on Crimp's Stage: 100 Words
Published in Sillages Critiques (Centre de recherches « Texte et critique du texte », Université Paris-Sorbonne, École doctorale IV, Voix anglophones : littérature et esthétique (VALE) - EA 4085)
Dossier n°10: L'Artifice
15 June 2010 on Revues.org
Language: English
This article explores Martin Crimp’s use of Jung’s word association test in his masterpiece Attempts on Her Life... more
This article explores Martin Crimp’s use of Jung’s word association test in his masterpiece Attempts on Her Life (1997). In scenario 11, the playwright reproduces the list of one hundred stimulus words devised in 1909 by the psychoanalyst to test a patient’s mental health. Our point is that this “collage” of disarticulated words inserted by Crimp into the dialogue of three anonymous art critics ironically emphasizes the absence of the main character, the suicidal artist, and her refusal to undergo “treatment.” Anne’s posthumous silence both ignores the psychoanalyst’s trigger words and mocks the critics’ conflicting opinions. By foiling these “attempts on her life”, her aphasia reflects the vain pretensions of language and points both at the failure of the scientific purpose of psychoanalysis and at the “pointlessness” of the intellectual debate. Crimp’s collage itself is a criticism of the temptation to make uncompromising statements about one’s life and motives. While the critics’ debate ends in disagreement, the scientific voice faces its own loneliness and becomes a pure dramatic event. A similar resort to psychoanalysis and psychiatry can be found in Sarah Kane’s 4.48 Psychosis (2002): in these “theatres of the mental space,” both authors turn either the clinical voice of the doctor or the neurotic voice of the patient into a self-referential source of vocal stage poetry displaying the bare materiality of words and the disappearance of the subject.
Cet article sur la pièce majeure de Martin Crimp, Atteintes à sa vie (1997), propose une étude du scénario 11 en regard du test d’association de mots créé par Carl G. Jung en 1909. Récupérée et insérée au cours du dialogue qui prend place entre trois critiques d’art anonymes, la liste de cent mots « inducteurs » mise au point par le psychanalyste pour évaluer la santé mentale de ses patients fait ici l’objet d’un « collage » textuel qui souligne ironiquement l’absence du personnage principal, l’artiste suicidaire, et son refus de se soumettre à tout « traitement » psychanalytique. Le silence posthume d’Anne à la fois contrarie les appels lexicaux du médecin et moque l’affrontement verbeux des critiques. En contrecarrant ces « atteintes à sa vie » par la parole, l’aphasie de l’artiste morte reflète en creux les vaines prétentions du langage et pointe du doigt l’échec des ambitions scientifiques de la psychanalyse autant que la vanité du débat intellectuel. Ce collage permet à Crimp de critiquer la tentation d’émettre des jugements catégoriques sur la vie et les motifs de « l’Autre ». Tandis que le débat des critiques s’achève sur le même désaccord initial, la voix clinique est renvoyée à sa propre solitude et devient un pur événement dramatique. On trouve le même ressort à la psychanalyse et à la psychiatrie dans 4.48 Psychose de Sarah Kane : dans ces « théâtres de l’espace mental », les deux auteurs transforment la voix – que ce soit celle du médecin ou celle du patient – en un langage auto-référentiel, source d’une poésie de la scène qui met à nue la matière sonore des mots et fait écho à la dissolution existentielle du sujet.
