Reinach and Bolzano: Towards a Theory of Pure Logic
Symposium: Journal of The Canadian Society for Continental Philosophy, Vol. 10 (Fall 2006), 473-502.
The work of Adolf Reinach (1883–1917) on states of affairs, judgment, and speech acts bears striking similarities to... more The work of Adolf Reinach (1883–1917) on states of affairs, judgment, and speech acts bears striking similarities to Bernard Bolzano’s (1781– 1848) work in the area of general logic. It is my belief that these similarities suggest that Reinach used Bolzano’s logical work to assist with his own. Three considerations support this view. First, Bolzano’s work in Die Wissenschaftslehre (Theory of Science) was considered by Husserl to be the necessary foundation for any work in logic. Second, Bolzano’s logic was a suitable alternative to Immanuel Kant’s in that he formulated his essential relations as inexistent yet real, not Platonic or belonging to a transcendental realm. Third, Reinach did not openly criticize Bolzano in the manner he did the Austrians of the Brentano school, suggesting that Bolzano’s logic was more complementary with his own.
Bolzano et les propositions en soi: une théorie objective des vérités
by Paola Cantù
draft only, (French), published in J. Benoist (ed.),
Propositions et états de choses, Paris: Vrin, 51-66.
L’article analyse les deux premières parties de la Wissenschaftslehre (1837), l’échange épistolaire avec Exner daté de... more L’article analyse les deux premières parties de la Wissenschaftslehre (1837), l’échange épistolaire avec Exner daté de 1834 et les Beyträge zu einer begründeteren Darstellung der Mathematik de 1810. On esquisse d’abord quatre traits fondamentaux de la logique bolzanienne : la définition et la fonction des propositions en soi et des représentations en soi, le propositionalisme, qui dans la théorie de la signification attribue le rôle le plus important aux propositions, la nature des relations entre représentations subjectives, objectives et objets, la conception sémantique de la vérité. En exposant les différences entre propositions en soi et états des choses, on explique les raisons et les conséquences de cette opposition, en mentionnant aussi quatre conceptions que Bolzano critique vigoureusement le psychologisme, l’interprétation intentionnelle des représentations en soi, la notion traditionnelle de adequatio entendue comme ressemblance entre concepts et objets, l’idée que tous les concepts doués de sens ont un objet, soit réel soit irréel. À partir de l’analyse des fondements de la théorie logique de Bolzano, on conclut que la théorie de la vérité n’est pas une théorie de la correspondance en tant que adequatio entre idées et objets, que les propositions en soi sont ce qui porte la valeur de vérité (truth-bearers) et donc ne jouent pas le rôle d’état de choses, de quelque façon qu’on l’entende, que la logique bolzanienne peut être définie comme un platonisme logique seulement dans la mesure où elle refuse une conception épistémique de la vérité, et qu’il est de toute façon préférable de la voir comme un objectivisme sémantique, car elle ne distingue pas deux niveaux différents de l’être.